Play-offs D1 ACFF de football : Standard, Union et Charleroi en lutte pour le maintien, Tubize-Braine et Virton favoris pour la montée ?

par | 25 Fév 2026 | Actualité de Bruxelles

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Play-offs D1 ACFF : suspense et enjeux à tous les étages

La saison régulière de D1 ACFF s’est achevée et, dès le 28 février, place aux play-offs : six équipes jouent la montée en Challenger Pro League, six autres l’évitement de la relégation en D2 ACFF. Avec la division des points par deux et l’unique ticket réservé aux clubs titulaires d’une licence, chaque rencontre prend une saveur particulière.

Un format taillé pour créer du suspense

Le championnat wallon, deuxième échelon amateur belge, bascule après la phase classique dans deux séries de play-offs. Concrètement, les Play-Offs 1 réunissent les six meilleurs clubs (Tubize-Braine, Excelsior Virton, RAEC Mons, Meux, Habay-la-Neuve et Rochefort) pour un seul ticket de montée. En parallèle, les Play-Offs 2 opposent les six équipes les moins bien classées (dont les réserves du Standard, de l’Union Saint-Gilloise et de Charleroi) pour déterminer deux relégués.

Pour relancer la compétition, chaque club conserve la moitié des points acquis en saison régulière. En pratique, cette règle gomme partiellement les écarts, ravivant l’espoir pour les poursuivants et replaçant les favoris face à leur responsabilité. La phase s’étend jusqu’au 10 mai et suscite autant d’enthousiasme que de débats sur l’équité sportive.

Trois favoris, un seul ticket vers la D1B

Dans la quête du graal, Tubize-Braine, Excelsior Virton et le RAEC Mons se détachent. Ces trois clubs pointent en tête du classement avant halving, à quelques unités les séparant. Tubize-Braine, solide à domicile, peut miser sur une attaque performante tandis que Virton, récent pensionnaire de la D1B, affiche l’expérience nécessaire pour fédérer autour de l’objectif. Quant à Mons, promu la saison passée, il nourrit l’ambition de confirmer sa spectaculaire remontée.

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Pour Meux et Habay-la-Neuve, qui se sont hissés pour la première fois dans le top 6, ces play-offs constituent déjà un exploit. À l’inverse, Rochefort, dernier invité, tentera de décrocher une performance qui relancerait la dynamique du club. À l’arrivée, seul le mieux classé parmi ceux disposant de la licence réglementaire pour la Challenger Pro League accédera à la D1B, soulignant l’importance des exigences administratives et financières en marge du terrain.

Battle pour le maintien : les équipes B sous haute tension

Dans les Play-Offs 2, le scénario est tout aussi dramatique : Charleroi B, Standard B, Union Saint-Gilloise B, Stockay, Union Namur et Crossing Schaerbeek luttent pour éviter la relégation. Deux d’entre eux descendraient en D2 ACFF, et chaque match sera crucial. Pour ces équipes B, la pression est d’autant plus forte que leur maintien conditionne la poursuite d’un projet de formation.

En effet, pour continuer à former les jeunes, il vaut mieux avoir une équipe B dans la division la plus haute possible. Si le Standard pointe actuellement en dernière position, Stockay et l’Union Saint-Gilloise ne sont qu’à un point, et Charleroi, Crossing Schaerbeek et Union Namur possèdent une mince marge de sécurité. Cependant, la division des points redistribue les cartes et promet des retournements de situation jusqu’au bout.

Au-delà du terrain : formation, licence et équité compétitive

Ces play-offs illustrent la complexité de la pyramide du football belge. D’un côté, la division des points par deux cherche à relancer la compétition et à maintenir le suspense jusqu’en mai. Mais certains y voient une injustice : les bons performeurs de la saison régulière peuvent être pénalisés tandis que des équipes moins solides remontent artificiellement.

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De l’autre, la présence des équipes B soulève un débat : atout pour la formation de jeunes talents ou frein pour les clubs purement amateurs ? Les promoteurs de ce modèle soulignent qu’il offre un niveau de jeu plus relevé et prépare mieux les espoirs aux exigence professionnelles. Les détracteurs estiment qu’il prive certaines équipes locales de leur chance de progresser et renforce les inégalités financières.

Enfin, la licence Challenger Pro League constitue un verrou administratif. Seule l’équipe la mieux classée disposant de cette autorisation peut grimper en D1B, faisant de la montée un enjeu hors du terrain. À terme, ce critère vise à assurer la viabilité économique des promus, mais il introduit une forme de discrimination entre clubs aux performances sportives équivalentes.

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