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par | 24 Fév 2026 | Actualité de Bruxelles

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Bombardements massifs sur Kiev : quand la guerre frappe à nouveau la capitale ukrainienne

Dans la nuit du 22 février 2026, Kiev a été la cible d’une nouvelle salve de frappes aériennes russes, à peine deux jours avant le quatrième anniversaire de l’invasion débutée en mars 2022. En lançant 50 missiles balistiques et quelque 300 drones, les forces russes ont non seulement visé des installations énergétiques, mais ont aussi cherché à infliger une pression psychologique intense aux civils, plongés dans un hiver glacial à -10 °C.

Une nuit de frappes intenses à l’avant-veille du quatrième anniversaire

Selon les autorités ukrainiennes, cette opération d’envergure a mobilisé simultanément missiles et drones dans une vaste offensive coordonnée. Concrètement, plusieurs immeubles résidentiels du centre et de la périphérie de la capitale ont été endommagés, tandis que des incendies se sont déclarés dans des quartiers densément peuplés. Les pompiers, souvent exposés eux-mêmes aux attaques, ont réussi à maîtriser les flammes au terme de longues heures de lutte.

En parallèle, des frappes sur trois autres grandes villes ukrainiennes ont continué cette stratégie de dispersion des moyens de défense. À Kiev, des ruelles ont été rendues impraticables et des rues entières ont été privées d’électricité et de chauffage. Plusieurs blessés ont dû être évacués vers des hôpitaux dont les services d’urgence commencent à être saturés, malgré la solidarité remarquable du personnel soignant.

Cibler l’hiver : la stratégie du foyer énergétique

En pratique, la Russie a fait de la destruction des infrastructures énergétiques un pilier de sa stratégie militaire. Les lignes à haute tension et les centrales thermiques sont systématiquement visées pour priver la population de chauffage et d’éclairage. À -10 °C, cette privation revêt un caractère particulièrement cruel et peut être considérée comme une arme froide, destinée à affaiblir la résistance civile et à créer un climat de panique.

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Cette tactique n’est pas nouvelle : depuis plusieurs hivers, Kiev connait des coupures à répétition, et les Ukrainiens ont dû développer des solutions de rechange, comme les générateurs collectifs ou des poêles d’appoint. Cependant, chaque nouvelle attaque accroît la vulnérabilité des hôpitaux, des écoles et des services essentiels. À terme, si ce rythme se maintient, la capacité de l’Ukraine à assurer la survie de sa population durant la saison froide pourrait être largement compromise.

Conséquences humanitaires et récits de survie

Au cœur de ces bombardements, ce sont des vies civiles qui sont prises pour cibles. Valentinia, une habitante du quartier de Solomianka, raconte : “Je me suis réveillée à cause de ça. Je ne me souviens même plus si j’ai entendu le bruit ou non. J’ai juste réalisé que j’étais recouverte par quelque chose.” Son témoignage illustre l’angoisse permanente vécue par les familles : chaque impact peut signifier effondrement d’un mur, bris de fenêtres ou pire.

Pour se protéger, de nombreux civils ont trouvé refuge dans les tunnels du métro, transformés en abris de fortune. Là, dans l’obscurité, des communautés se reforment autour de bougies vacillantes, d’échanges de nourriture et de jeux improvisés pour distraire les enfants. Les hôpitaux, eux, accueillent en urgence les personnes âgées, malades et blessées, tentant de maintenir un service minimum malgré la hausse des coupures de courant.

Résilience et usure psychologique après quatre ans de conflit

Quatre années d’invasion ont transformé Kiev et ses habitants. Au début, beaucoup espéraient une résolution rapide, mais la guerre s’est enlisée. Un habitant confie : “Il semble que ce soit devenu un peu plus difficile mentalement. Car pendant les premières années, nous espérions que la guerre se terminerait bientôt, mais maintenant on ne voit pas la fin.” Cette usure psychologique, parfois sous-estimée, génère fatigue chronique, insomnie et anxiété.

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Cependant, la population a aussi développé une étonnante capacité d’adaptation : des réseaux de solidarité civile se sont multipliés pour fournir vivres, habits chauds et soins médicaux de première urgence. Des écoles ont rouvert sous terre, dans des abris, tandis que des cours de soutien psychologique sont proposés en ligne pour les familles traumatisées. Cette double dynamique de fatigue et de mobilisation montre jusqu’où la société ukrainienne peut puiser dans ses ressources pour résister.

Enjeux géopolitiques et perspectives internationales

Sur la scène internationale, ces nouvelles frappes relancent le débat sur le respect du droit humanitaire et les responsabilités de la Russie. De nombreux observateurs estiment que viser délibérément des civils et des infrastructures civiles constitue un crime de guerre, en violation des conventions de Genève. En réponse, plusieurs pays envisagent de renforcer leurs sanctions et d’accélérer les livraisons de systèmes de défense anti-aérienne.

Pour Kiev, l’enjeu immédiat est de consolider son réseau énergétique et d’obtenir des garanties de protection accrue de la part de ses partenaires. L’Ukraine cherche aussi à convaincre les institutions internationales de durcir leurs positions, notamment en inscrivant ces attaques dans un cadre de poursuites judiciaires contre les responsables militaires russes.

À terme, la survie de la capitale ukrainienne face à ces agressions massives est également un indicateur du soutien occidental à la résistance ukrainienne. Si la communauté internationale décide de maintenir son engagement, cela pourrait dissuader Moscou de poursuivre ses frappes à grande échelle. Sinon, Kiev risque de subir un épuisement progressif, tant sur le plan matériel que moral.

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